La Traque de Kenny Martins

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48h, c’est le temps que se donnent Armand et Idrissou pour retrouver l’identité du meurtrier de Moussa Kango avant les flics. William, Achour et Guesh ont la rage d’un american staff et le flair des meilleurs limiers dès qu’il s’agit de mettre sens dessus-dessous les coins à crack de Clignancourt pour mettre la main sur leur homme. Un épisode supplémentaire d’Armand, le polar de Gautier Ducatez, qui s’écrit en pastiche de pochettes iconiques du hip hop. Du 113 à MF Doom, des Gravediggaz à IAM. Le tout en format 33 tours, bien sûr!

Après Paris dans le cadre du festival Circus et Die où elle était accrochée une bonne partie de l’été au restaurant Les Petits Fourneaux, l’exposition « La Traque de Kenny Martins » liée à la publication d’Armand sera présentée pour la troisième fois de l’année, et cette fois-ci à Marseille, chez les copains de Même Pas Mal.

Ici, pas de planches originales donc, mais de réelles pièces d’exposition en bande dessinée.

Voici ci-dessous les images de l’expo. Venez voir les originaux! Et bravo à celles et ceux qui trouveront toutes les pochettes d’origine!

Illustration pour CQFD

Photo le 07-11-2019 à 22.35Et youpi! Ma première illustration parue dans le mensuel CQFD du mois de novembre 2019! (avec une belle couverture du copain Étienne Savoye en plus!)

Pour une première, je me suis payé la tête à Blanquer! En espérant qu’il y en ait d’autres à venir!

C’est aussi ma première mise en couleur sur ordinateur, ça fait tout drôle.

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Portron Portron Lopez à La Griotte (Die)

Voilà un groupe dont ils déjà été question sur ce blog (ici et ). Les raisons en sont le talent de ces gars et l’amitié (Valentin Portron ayant été mon colocataire pendant un bon bout de temps).

Comme vous le savez peut-être, le batteur a changé il y a quelques années (Lucas Lopez officiant désormais pour Enfance Sauvage), et c’est la première fois que je voyais Olivier à la batterie. Les attentes étaient donc grandes…
Hé ben mazette!ppl001

Ce qu’on perd en rondeur et en swing avec le départ de Lucas est largement compensé par la puissance ahurissante d’Olivier et sa présence scénique (robe à paillette, bas résille, cheveux platine délavé). L’énergie qu’il développe libère un peu plus encore le jeu en tandem des deux frères à la guitare. ppl002Valentin se prend désormais pour un derviche tourneur en fin de concert, suspendant la guitare par ses cordes, il la fait tournoyer telle une nacelle de centrifugeuse. Marceau quant à lui a épuré son jeu, ne semblant conserver que les notes les plus expressives.

Mes croquis sont ici à l’avenant, mais déjà, il est difficile de capter l’énergie cataclysmique de ce trio et l’ouragan PPL était déjà arrivé à la maison la veille à l’heure de l’apéro (eux ont pu faire la grasse mat’, pas moi)…

Mais ceci est une autre histoire (dont je ferai des croquis la prochaine fois?)

Leur son s’écoute ici: https://portronportronlopez.bandcamp.com

Armand en librairie!

Armand, de Gautier Ducatez

Comme le dit l’éditeur:

Le patron est mort et c’est à son frère de reprendre les affaires mais ce n’est pas simple quand on est derrière les barreaux et que tous ses lieutenants se font la guerre pour récupérer la plus grosse part du gâteau. Le seul sur qui il puisse compter c’est Armand, le gamin élevé́ par la « famille » depuis la mort de son père.

Mais Armand n’attirerait-il pas un peu les emmerdes ? Ou pire, ne les fabriquerait-t-il pas ? Et au fond, Armand ne devrait-il pas faire autre chose de sa vie ? Après tout il peint plutôt bien. Il aurait même du talent selon Piczulski, le faussaire…

Finalement chacun a son avis sur Armand et c’est sur ce principe que Gautier Ducatez a choisi de construire son récit : dans une succession de points de vue, tous forcément imparfaits puisque ce n’est jamais celui d’Armand.

À travers ce polar mafieux, Gautier Ducatez réussit à dessiner le portrait d’une jeunesse, celle de la fin du XXe siècle, dépossédée de son avenir et de son identité et pour laquelle la violence est tellement omniprésente qu’elle n’a plus le moindre sens.

Tout ici est parfaitement ciselé, de l’argot des flics et des bandits aux décors gris des tours ou crasseux des bistros. Bref, s’il on se demandait où était passé le fondateur de The Hoochie Coochie, c’est qu’il travaillait à nous offrir Armand.

https://www.thehoochiecoochie.com/catalogue/livres/hors-collection/266-gautier-ducatez-armand